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L’intrigante libération de l’espionne marocaine Kaoutar Fal en Belgique

Par Karim B. – L’espionne marocaine arrêtée en Belgique a été libérée et autorisée à quitter la Belgique, rapportent les médias belges qui se réfèrent à son avocat dont la cliente est rentrée au Maroc «sur base volontaire» et n’a donc pas été expulsée.

Soupçonnée par les services de sécurité belges d’être une espionne au service du Maroc au sein de l’Union européenne, Kaoutar Fal a profité, semble-t-il, d’un vice de forme qui lui a permis ainsi de rentrer au Maroc sans être inquiétée. Mais la version de son avocat paraît peu crédible. Le prétexte de «la détention illégale» peut-il suffire pour libérer une personne sur laquelle pèse une aussi grave accusation ? Il est difficile de donner du crédit à une telle version des faits.

Que s’est-il passé entre le moment où les activités de la Marocaine Kaoutar Fal ont été découvertes par les services secrets belges et la courte période de sa détention à Bruxelles ? Des instructions ont-elles été données en haut lieu pour libérer celle qui se présente comme une femme d’affaires et l’autoriser à regagner son pays sans aucune contrainte ? La Belgique et le Maroc ont-il procédé à un échange d’espions qui aurait permis cette remise en liberté facile qui contredit la gravité des griefs retenus contre elle par la Sûreté de l’Etat belge ?

Les autorités belges ont souvent loué le rôle joué par les services de renseignements marocains dans l’identification des nombreux terroristes d’origine marocaine disséminés à travers tout le territoire belge. La Belgique, frappée de plein fouet par une vague d’attentats terroristes, compte une forte concentration d’immigrés marocains réputés pour leur implication dans le trafic de drogue et la prostitution, notamment. Le terrorisme, qui est venu se greffer à ces fléaux, a poussé les responsables sécuritaires belges à solliciter l’aide de leurs homologues marocains pour infiltrer les milieux djihadistes en Belgique.

Le Maroc a-t-il menacé de ne plus collaborer au cas où l’espionne Kaoutar Fal n’était pas libérée ? Autant de questions qui ne trouveront pas de réponse, tant les informations dans ce genre d’affaires ultrasensibles relèvent du secret absolu.

Quoi qu’il en soit, cette affaire démontre, une fois de plus, la faiblesse de certains pays occidentaux, comme la France et la Belgique, face au caractère antagonique des relations que le Makhzen entretient avec eux.

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