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La diaspora marocaine lâche le roi accusé de violence contre son peuple

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De Paris, Mrizek Sahraoui – La diaspora marocaine s’est dit solidaire de Jerada, ville martyre, et dénonce la répression sauvage dont fait l’objet la population au nord comme au sud du pays.

Près d’une centaine d’associations marocaines de la diaspora, collectifs, ligues des droits de l’Homme et personnalités du Maroc, du Maghreb et d’Europe ont rendu public un appel, publié le mardi 27, dans le journal français L’Humanité, en solidarité avec «la lutte légitime de la population de Jerada (nord-est du Maroc), mobilisée depuis plus de trois mois pour des revendications sociales et économiques de base, souvent de survie !», écrivent-ils, avant de dénoncer «la répression sauvage dont a fait l’objet la manifestation pacifique du 14 mars dernier».

«L’ampleur de la crise sociale au Maroc est telle que des mouvements sociaux perdurent depuis plusieurs mois. Au nord comme au sud, ces mouvements expriment les mêmes revendications : le droit à des besoins de base tels que le droit à la santé, au travail des jeunes, aux infrastructures pour les zones marginalisées», ont-ils-relevé. Et de poursuivre sur un ton accusateur que «la réponse des autorités marocaines se résume en deux attitudes programmées d’avance : tergiverser puis réprimer.»

S’agissant de la région du Rif, qui a connu un mouvement d’ampleur, revendiquant pacifiquement les droits les plus élémentaires – économiques, sociaux et culturels – de la population rifaine, les auteurs de l’appel regrettent et condamnent la réponse des autorités marocaines qui s’est traduite par «des centaines de jeunes et de moins jeunes qui croupissent dans les prisons du royaume. Leurs leaders sont actuellement poursuivis pour des motifs extravagants».

Au Rif, à Jerada, tout comme dans l’ensemble du royaume, «aucune perspective d’avenir n’est offerte à la population», exaspérée par tant de mépris et d’inégalités, et en bute à l’autisme du roi qui répond «à défaut d’alternatives économiques par des promesses non tenues, par l’arrestation de militants et l’interdiction de marches pacifiques», note-t-on encore dans la déclaration.

Pour conclure, la diaspora marocaine, à laquelle se sont joints différentes associations ayant pignon sur rue au Maroc, au Maghreb ou encore en Europe, collectifs, des ligues de droits de l’Homme et des partis politiques français, notamment Europe-Ecologie Les Verts (EELV) et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), «exige l’arrêt immédiat de la répression contre les mouvements sociaux au Maroc, demande la libération de tous les prisonniers politiques et réclame l’ouverture de négociations sérieuses avec les représentants des mouvements sociaux sur leurs revendications». Elle appelle, enfin, «les démocrates et les épris de paix et de justice, à travers le monde, à apporter leur soutien et leur solidarité avec ces mouvements en lutte pour la dignité, la justice sociale et la liberté».

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